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 REMY DI GREGORIO INNOCENTE !!!

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MessageSujet: Re: REMY DI GREGORIO INNOCENTE !!!   REMY DI GREGORIO INNOCENTE !!! Empty09.04.13 19:36

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- Rémy Di Grégorio : "Je ne me suis jamais dopé !"


REMY DI GREGORIO INNOCENTE !!! Di_gre10


Publié le mardi 09 avril 2013 à 07H41

Interpellé sur le Tour de France 2012, le coureur marseillais a été innocenté par la Cour d'appel d'Aix



"On m'a sali et bousillé ! J'ai été un coupable idéal. Mais je suis innocent !", clame haut et fort Rémy Di Grégorio, qui est à nouveau autorisé à reprendre la compétition.


Visage émacié, pommettes saillantes, corps affûté,... C’est comme s’il n’avait jamais quitté la course. "Je suis au même poids de forme qu’un coureur en activité, lance Rémy di Grégorio. Tiens, je pourrais même disputer le Tour de France !" Le Tour... C’est sur cette épreuve que la carrière, la vie du Marseillais a basculé "en plein cauchemar", en juillet 2012.

Interpellé à son hôtel par la gendarmerie, en possession de produits suspects, le grimpeur provençal a vécu une vraie descente aux enfers.

Gardé à vue, placé sous contrôle judiciaire pour détention de substances présumées dopantes, licencié par son équipe Cofidis : Di Grégorio avait tout perdu en quelques jours. Mais après de multiples expertises, un arrêt de la Cour d’appel d’Aix vient de l’innocenter : en fait de produits dopants, il s’avère que les fameux paquets contenaient des... vitamines.

Désormais blanchi, Di Grégorio peut à nouveau exercer sa profession. Hier soir, dans le bureau de son avocat, Me Dominique Mattéi, il a brisé le silence pour la première fois depuis juillet 2012. Il s’est confié à "La Provence", "encore meurtri d’avoir été ainsi sali durant des mois, mais soulagé aussi que tout ça se termine enfin."

La Provence : Quel sentiment prédomine chez vous, aujourd’hui ?
Rémy di Grégorio : J’ai été très affecté que l’on puisse me présenter comme un voyou dans la presse. J’ai souffert en raison de ces graves atteintes à ma réputation de sportif. Ce fut une véritable déferlante. Mais je le clame haut et fort : je ne me suis jamais dopé ! Depuis mon interpellation, je n’ai jamais changé de ligne de défense.
Aujourd’hui, je me sens un peu réconforté. On me reconnaît à nouveau comme un sportif et on m’autorise à poursuivre ma carrière, puisqu’à travers diverses expertises, on a déterminé que les produits retrouvés en ma possession n’étaient pas dopants, mais il s’agissait de vitamines.

Vous avez donc été interpellé pour de simples vitamines ?!
R. D.-G. :Les analyses toxicologique pratiquées par des experts nommés par le Tribunal ont effectivement démontré que l’on avait seulement affaire à des vitamines.

Quelles sortes ?
R. D.-G. : Du paracétamol, des vitamines C,... Tout ce qu’il y a de plus banal. C’est une invraisemblable confusion au départ ! Mais me voilà réhabilité. On m’avait interdit de compétition, mais la Cour d’appel d’Aix a prononcé la décision que j’attendais tant : je peux enfin pratiquer à nouveau mon métier, ma passion.

Vous m’assurez que vous ne vous êtes pas dopé ?
R. D.-G. : (Catégorique) Je ne me suis jamais dopé ! J’ai couru au sein d’équipes telles que la Française des Jeux et Cofidis, qui ont pour principe de se baser sur les passeports biologiques pour engager un coureur. En ce qui me concerne, il n’y a jamais eu de variations de résultats dans ces documents-là. J’ai subi une multitude de contôles antidopage et je n’ai jamais été contrôlé positif. Dans cette affaire, certains ont voulu démontrer que Di Grégorio se dopait; ils n’ont apporté aucune preuve.

On insiste : mais comment expliquer que vous ayez pu être appréhendé par le gendarmerie s’il ne s’agissait que de vitamines ?
R. D.-G. : Vous savez, comme tout un chacun, on peut être suspecté pour des choses dont on n’a rien à se reprocher. Dans mon cas, j’ai été victime d’un contexte d’ordre général. Il y a eu probablement un certain nombre de renseignements sur le fait que des coureurs pourraient se doper. À partir de là, il y a eu des mises sur écoute et des conversations ont certainement été interprétées comme pouvant être relatives à l’objet de la poursuite. En définitive, le fait que l’on m’ait emmené des produits légaux a été considéré comme une pratique dopante.
Je me suis, alors, retrouvé au milieu de cette tourmente et j’ai énormément souffert de tout ce déballage médiatique à échelle internationale. Imaginez l’impact d’une telle affaire au cœur du Tour de France ! J’ai été sali ! Dans la rue, des gens se retournaient en se disant : c’est Di Grégorio, le trafiquant du Tour. C’est dur... (il s’interrompt, ému).

Le fait d’avoir transité durant une saison (2011) par Astana, une équipe a la réputation longtemps sulfureuse, vous a-t-il desservi, d’une certaine manière ?
R. D.-G. : Ce n’était que des on-dits et des suppositions.

Avez-vous été confronté au dopage chez Astana ?
R. D.-G. : (Formel) Il ne s’est rien passé.

Le 10 juillet 2012 au matin, quand vous avez vu débarquer la police pour vous arrêter, qu’avez-vous ressenti à ce moment-là ?
R. D.-G. : Ça s’est passé au lever du lit. J’ai fait ma garde à vue en pyjama ! Franchement, je pensais que tout ça allait s’arrêter directement.

On peut donc interpeller une personne - en l’occurrence un coureur professionnel - de manière aléatoire?...
R. D.-G. : C’est effectivement très surprenant. Au début, sincèrement, je pensais que cette erreur judiciaire serait rapidement corrigée et que je pourrais poursuivre ma carrière sur le champ. Or, il y a eu un phénomène d’engrenage.
Mais maintenant, je veux aller de l’avant. Ce qui s’est passé est derrière moi. Le temps des questions est terminé. Au cours des dix derniers mois, je m’en suis posé des millions : ’Pourquoi moi ?’...

Qu’en est-il de votre situation professionnelle, justement ?
R. D.-G. : L’équipe Cofidis n’a pas été solidaire avec moi et elle m’a licencié, alors que je pouvais exercer mon métier. Pour elle, j’étais jugé; l’affaire était close. Elle est en tort. D’ailleurs, elle voulait se porter partie civile dans ce dossier, mais cela n’a pas été accepté.

Envisagez-vous de poursuivre l’équipe Cofidis, justement ?
R. D.-G. : Oui, je vais le faire, car le préjudice, tant moral que financier, est énorme. J’aurais pu ainsi postuler pour le Tour, cette année encore, puisque je suis opérationnel et en parfaite condition physique.

Licencié pour des torts que l’on ne peut pas vous attribuer. Etes-vous révolté ?
R. D.-G. : C’est sûr, je suis passé par d’innombrables phases de sentiments.

Lesquelles ?
R. D.-G. : C’était un cauchemar ! Et celui-ci a duré dix mois ! On m’a même accusé de trafic. C’était dur de tenir le choc. Je peux comprendre que certaines personnes ne puissent pas tenir le coup dans ces moments-là, car je l’ai subi moi-même. Heureusement que j’ai été soutenu par ma famille. Passer pour ce qu’on n’est pas, c’est... (Il s’interrompt à nouveau)

Vous êtes passé par des moments extrêmement délicats ?
R. D.-G. : Oui. Ce fut également difficile pour ma famille. Avoir son nom dans les gros titres des journaux avec les termes de ’trafiquant’, ’dopé’, ’tricheur’ et ’voleur’, c’est forcément blessant pour moi, mais aussi pour tous mes proches. On m’a bousillé ! J’ai été un coupable idéal. Mais je suis innocent ! Tout le travail que j’avais accompli depuis mes débuts a été entaché et fracassé lorsqu’on m’a livré en pâture. Alors que tout ce que j’ai réussi à faire, je le dois à moi et à mon travail. Pas au dopage !

Comment avez-vous vécu ces dix longs mois sans compétition ?
R. D.-G. : Je suis passé par tous les états. Par de gros coups de dépression et des moments de dégoût notamment. J’étais dans l’incompréhension la plus totale. Là, au contraire, je suis dans une tout autre phase : je veux montrer qui je suis vraiment.

Vous n’avez jamais cessé de vous entraîner...
R. D.-G. : Tout à fait. Désormais, je vais être encore plus revanchard. Avoir été sorti du Tour de France par la petite porte, il n’y a pas pire que ça ! J’aurais préféré me blesser grièvement ! Mais ce que j’ai vécu, je ne le souhaite même pas à mon pire ennemi.

Avez-vous des contacts avec une nouvelle équipe ?
R. D.-G. : Non, car la décision de la Cour d’appel d’Aix vient à peine de tomber.

Envisagez-vous de disputer à nouveau le Tour de France ?
R. D.-G. : Bien sûr ! Comment ne plus vouloir courir cette course ! J’en ai été exclu de manière injuste. Pour moi, c’est légitime d’y revenir. Oui, j’y reviendrai un jour et avec des ambitions. Je ferai ça pour ma famille qui m’a toujours soutenu et c’est ensemble qu’on va revenir.

Vous allez devoir repartir quasiment de zéro en quelque sorte...
R. D.-G. : Je n’ai pas peur de ça. Physiquement, j’ai confiance en moi. J’ai toujours cru en moi.



Laurent BLANCHARD (lblanchard@laprovence-presse.fr)
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MessageSujet: Re: REMY DI GREGORIO INNOCENTE !!!   REMY DI GREGORIO INNOCENTE !!! Empty09.04.13 19:27

Ci dessous l'article lors de la mise en examen de Rémy. Les preuves sont affligeantes. Maintenant, on affirme que c'était seulement des vitamines.
Tant mieux pour Rémy...mais j'ai mal à mon sport!




Le Monde.fr | 14.07.2012

Après quarante-huit heures de garde à vue et cinq interrogatoires infligés au coureur français de l'équipe Cofidis, Rémy Di Gregorio, entre mardi 10 et jeudi 12 juillet, le parquet de Marseille et l'OCLAESP (Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique), sont satisfaits de ce qu'ils ont trouvé. Rémy Di Gregorio serait au cœur d'un réseau qui pourrait concerner d'autres coureurs. Ce réseau pratiquerait l'ozonothérapie qui consiste à enrichir le sang avec de l'ozone pour augmenter la résistance à l'effort du coureur.

Le coureur marseillais a été interpellé le mardi 10 juillet 2012 dans le cadre d'une information judiciaire ouverte contre X le 28 juin 2011 du chef, notamment, de trafic de produits dopants en bande organisée. Deux jours plus tard, le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest a déclaré avoir éliminé "le caractère aggravant de la bande organisée". Di Gregorio a été mis en examen pour "détention de procédé dopant sans justification médicale", libéré sous caution (30 000 €) et placé sous contrôle judiciaire.

Le coureur français avait été placé sur écoute dans le cadre d'une enquête concernant Astana, l'équipe kazakhe pour laquelle il courait en 2011. Le dossier a été ouvert il y a un an par le parquet de Marseille et est instruit par Annaïck Le Goff, juge d'instruction au pôle santé de Marseille. Mais à ce stade, les enquêteurs sont persuadés qu'il ne sont pas sur la piste d'un dopage organisé. Ni au sein de l'équipe kazakh ni au sein de l'équipe Cofidis, qui a suspendu son coureur à titre conservatoire.

Les écoutes téléphoniques sont au centre de l'interpellation de Di Gregorio. Elles ont permis aux gendarmes de l'OCLAESP d'interpeller le coureur au moment où une personne en provenance de Marseille lui apportait un colis sur le parking de l'hôtel Mercure de Bourg-en-Bresse. Cette personne est un ami de Di Gregorio et un ancien directeur sportif d'équipe cycliste amateur. Il a notamment officié dans un club de cyclisme amateur de la région marseillaise, également fréquenté par Rémy Di Gregorio. Il était venu à Bourg-en-Bresse livrer un sac rempli de médicaments, de compléments alimentaires, d'un kit de perfusion de glucoses, d'aiguilles de seringues de différentes tailles et de produits non identifiés. Il est resté une journée en garde-à-vue avant d'être relâché. Il n'a pas été mis en examen. Les résultats des analyses des produits non identifiés pourraient être connus d'ici deux semaines.

Les écoutes téléphoniques ont également permis de déterminer le nom de celui qui a rempli le sac apporté à Rémy Di Gregorio. Christian Segui, soixante-quinze ans, se dit naturopathe — une pratique dérivée de la médecine homéopathique. Il a déjà été condamné pour exercice illégale de la profession et radié de l'ordre de médecins. Il vit une retraite confortable à Marseille. Di Gregorio fréquente Christian Segui depuis au moins un an. Les écoutes ont permis de retracer plusieurs discussions, dont au moins une depuis le départ du Tour de France, entre le coureur français et le naturopathe. Durant ces conversations, les deux hommes auraient évoqué des "soins" à prodiguer. Les enquêteurs, qui ont perquisitionné le cabinet de Christian Segui ont trouvé 26 000 € en espèces, un disque dur d'ordinateur — dont les données vont être exploitées par les enquêteurs — ainsi qu'une sorte de centrifugeuse, matériel qui peut être utilisé à des fins de pratiques dopantes. Il permet aussi de contrôler le niveau d'hématocrite et d'hémoglobine.

Interrogé, Christian Segui a changé de version durant son interrogatoire. Il a d'abord nié avoir pratiqué la moindre transfusion avant de concéder que son matériel y était destiné et qu'il avait pratiqué à plusieurs reprises des injections, voire une transfusion de sang enrichi à l'ozone. Segui a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.

"Je ne me suis jamais dopé. Sauf si on m'a trompé", s'est défendu Rémy Di Gregorio à la sortie de sa garde-à-vue, jeudi 12 juillet. "Rémy Di Gregorio nie avoir été perfusé, affirme Dominique Mattei, avocat de Di Gregorio. Il dit avoir seulement subi une injection intramusculaire dans la fesse, de produits naturels ou homéopathiques. Si l'analyse des produits saisis montre qu'il n'y a pas de vertus dopantes et si on a des doutes sur les transfusions, je ne vois pas ce qu'on peut lui reprocher. Malgré tous les contrôles antidopage subis, mon client n'a jamais été contrôlé positif."

Les gendarmes privilégient pourtant la piste de transfusions avec du sang enrichi à l'ozone, voire à l'injection d'hormones d'origine animales. Selon l'ordonnance de mise en examen dont Le Monde a eu connaissance, "il ressort de la combinaison des écoutes téléphoniques, des déclarations de monsieur Segui et des propres déclarations de Rémy Di Gregorio devant les gendarmes que celui-ci a détenu, au moins à deux reprises, des dispositifs et produits permettant la mise en œuvre de méthodes prohibées visées par l'arrêté du 5 juin 2012 fixant la liste des substances et méthodes dont la détention par le sportif est interdite."

Il ressort également des écoutes téléphoniques que Rémy Di Gregorio aurait contacté un coureur professionnel espagnol, Alexis Rodriguez. Cet ancien coureur de l'équipe espagnole Kelme de 2001 à 2003 roule aujourd'hui pour Letua cycling team sous pavillon malais depuis janvier 2010. Alors qu'il roulait pour l'équipe 3 Molinos Resort disparue fin 2006, il a été cité dans l'affaire "Puerto", nom de code d'une vaste opération de dopage organisée par le docteur Eufemiano Fuentes qui concernerait d'autres sports que le cyclisme, notamment le football et le tennis. Au cours d'une discussion téléphonique, Di Gregorio et Rodriguez auraient discuter de l'achat d'un certain "type" de matériel. Une centrifugeuse probablement. Selon nos informations, Di Gregorio, qui n'aurait alors pas fait "affaire" avec le coureur espagnol se serait alors tourné vers Christian Segui. La prochaine "étape" pour Rémy Di Gregorio devrait être son audition devant le juge Le Goff qui ne devrait pas avoir lieu avant septembre.

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MessageSujet: REMY DI GREGORIO INNOCENTE !!!   REMY DI GREGORIO INNOCENTE !!! Empty09.04.13 8:42

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- Rémy Di Grégorio : "Je ne me suis jamais dopé !"


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Publié le mardi 09 avril 2013 à 07H41

Interpellé sur le Tour de France 2012, le coureur marseillais a été innocenté par la Cour d'appel d'Aix



"On m'a sali et bousillé ! J'ai été un coupable idéal. Mais je suis innocent !", clame haut et fort Rémy Di Grégorio, qui est à nouveau autorisé à reprendre la compétition.


Visage émacié, pommettes saillantes, corps affûté,... C’est comme s’il n’avait jamais quitté la course. "Je suis au même poids de forme qu’un coureur en activité, lance Rémy di Grégorio. Tiens, je pourrais même disputer le Tour de France !" Le Tour... C’est sur cette épreuve que la carrière, la vie du Marseillais a basculé "en plein cauchemar", en juillet 2012.

Interpellé à son hôtel par la gendarmerie, en possession de produits suspects, le grimpeur provençal a vécu une vraie descente aux enfers.

Gardé à vue, placé sous contrôle judiciaire pour détention de substances présumées dopantes, licencié par son équipe Cofidis : Di Grégorio avait tout perdu en quelques jours. Mais après de multiples expertises, un arrêt de la Cour d’appel d’Aix vient de l’innocenter : en fait de produits dopants, il s’avère que les fameux paquets contenaient des... vitamines.

Désormais blanchi, Di Grégorio peut à nouveau exercer sa profession. Hier soir, dans le bureau de son avocat, Me Dominique Mattéi, il a brisé le silence pour la première fois depuis juillet 2012. Il s’est confié à "La Provence", "encore meurtri d’avoir été ainsi sali durant des mois, mais soulagé aussi que tout ça se termine enfin."

La Provence : Quel sentiment prédomine chez vous, aujourd’hui ?
Rémy di Grégorio : J’ai été très affecté que l’on puisse me présenter comme un voyou dans la presse. J’ai souffert en raison de ces graves atteintes à ma réputation de sportif. Ce fut une véritable déferlante. Mais je le clame haut et fort : je ne me suis jamais dopé ! Depuis mon interpellation, je n’ai jamais changé de ligne de défense.
Aujourd’hui, je me sens un peu réconforté. On me reconnaît à nouveau comme un sportif et on m’autorise à poursuivre ma carrière, puisqu’à travers diverses expertises, on a déterminé que les produits retrouvés en ma possession n’étaient pas dopants, mais il s’agissait de vitamines.

Vous avez donc été interpellé pour de simples vitamines ?!
R. D.-G. :Les analyses toxicologique pratiquées par des experts nommés par le Tribunal ont effectivement démontré que l’on avait seulement affaire à des vitamines.

Quelles sortes ?
R. D.-G. : Du paracétamol, des vitamines C,... Tout ce qu’il y a de plus banal. C’est une invraisemblable confusion au départ ! Mais me voilà réhabilité. On m’avait interdit de compétition, mais la Cour d’appel d’Aix a prononcé la décision que j’attendais tant : je peux enfin pratiquer à nouveau mon métier, ma passion.

Vous m’assurez que vous ne vous êtes pas dopé ?
R. D.-G. : (Catégorique) Je ne me suis jamais dopé ! J’ai couru au sein d’équipes telles que la Française des Jeux et Cofidis, qui ont pour principe de se baser sur les passeports biologiques pour engager un coureur. En ce qui me concerne, il n’y a jamais eu de variations de résultats dans ces documents-là. J’ai subi une multitude de contôles antidopage et je n’ai jamais été contrôlé positif. Dans cette affaire, certains ont voulu démontrer que Di Grégorio se dopait; ils n’ont apporté aucune preuve.

On insiste : mais comment expliquer que vous ayez pu être appréhendé par le gendarmerie s’il ne s’agissait que de vitamines ?
R. D.-G. : Vous savez, comme tout un chacun, on peut être suspecté pour des choses dont on n’a rien à se reprocher. Dans mon cas, j’ai été victime d’un contexte d’ordre général. Il y a eu probablement un certain nombre de renseignements sur le fait que des coureurs pourraient se doper. À partir de là, il y a eu des mises sur écoute et des conversations ont certainement été interprétées comme pouvant être relatives à l’objet de la poursuite. En définitive, le fait que l’on m’ait emmené des produits légaux a été considéré comme une pratique dopante.
Je me suis, alors, retrouvé au milieu de cette tourmente et j’ai énormément souffert de tout ce déballage médiatique à échelle internationale. Imaginez l’impact d’une telle affaire au cœur du Tour de France ! J’ai été sali ! Dans la rue, des gens se retournaient en se disant : c’est Di Grégorio, le trafiquant du Tour. C’est dur... (il s’interrompt, ému).

Le fait d’avoir transité durant une saison (2011) par Astana, une équipe a la réputation longtemps sulfureuse, vous a-t-il desservi, d’une certaine manière ?
R. D.-G. : Ce n’était que des on-dits et des suppositions.

Avez-vous été confronté au dopage chez Astana ?
R. D.-G. : (Formel) Il ne s’est rien passé.

Le 10 juillet 2012 au matin, quand vous avez vu débarquer la police pour vous arrêter, qu’avez-vous ressenti à ce moment-là ?
R. D.-G. : Ça s’est passé au lever du lit. J’ai fait ma garde à vue en pyjama ! Franchement, je pensais que tout ça allait s’arrêter directement.

On peut donc interpeller une personne - en l’occurrence un coureur professionnel - de manière aléatoire?...
R. D.-G. : C’est effectivement très surprenant. Au début, sincèrement, je pensais que cette erreur judiciaire serait rapidement corrigée et que je pourrais poursuivre ma carrière sur le champ. Or, il y a eu un phénomène d’engrenage.
Mais maintenant, je veux aller de l’avant. Ce qui s’est passé est derrière moi. Le temps des questions est terminé. Au cours des dix derniers mois, je m’en suis posé des millions : ’Pourquoi moi ?’...

Qu’en est-il de votre situation professionnelle, justement ?
R. D.-G. : L’équipe Cofidis n’a pas été solidaire avec moi et elle m’a licencié, alors que je pouvais exercer mon métier. Pour elle, j’étais jugé; l’affaire était close. Elle est en tort. D’ailleurs, elle voulait se porter partie civile dans ce dossier, mais cela n’a pas été accepté.

Envisagez-vous de poursuivre l’équipe Cofidis, justement ?
R. D.-G. : Oui, je vais le faire, car le préjudice, tant moral que financier, est énorme. J’aurais pu ainsi postuler pour le Tour, cette année encore, puisque je suis opérationnel et en parfaite condition physique.

Licencié pour des torts que l’on ne peut pas vous attribuer. Etes-vous révolté ?
R. D.-G. : C’est sûr, je suis passé par d’innombrables phases de sentiments.

Lesquelles ?
R. D.-G. : C’était un cauchemar ! Et celui-ci a duré dix mois ! On m’a même accusé de trafic. C’était dur de tenir le choc. Je peux comprendre que certaines personnes ne puissent pas tenir le coup dans ces moments-là, car je l’ai subi moi-même. Heureusement que j’ai été soutenu par ma famille. Passer pour ce qu’on n’est pas, c’est... (Il s’interrompt à nouveau)

Vous êtes passé par des moments extrêmement délicats ?
R. D.-G. : Oui. Ce fut également difficile pour ma famille. Avoir son nom dans les gros titres des journaux avec les termes de ’trafiquant’, ’dopé’, ’tricheur’ et ’voleur’, c’est forcément blessant pour moi, mais aussi pour tous mes proches. On m’a bousillé ! J’ai été un coupable idéal. Mais je suis innocent ! Tout le travail que j’avais accompli depuis mes débuts a été entaché et fracassé lorsqu’on m’a livré en pâture. Alors que tout ce que j’ai réussi à faire, je le dois à moi et à mon travail. Pas au dopage !

Comment avez-vous vécu ces dix longs mois sans compétition ?
R. D.-G. : Je suis passé par tous les états. Par de gros coups de dépression et des moments de dégoût notamment. J’étais dans l’incompréhension la plus totale. Là, au contraire, je suis dans une tout autre phase : je veux montrer qui je suis vraiment.

Vous n’avez jamais cessé de vous entraîner...
R. D.-G. : Tout à fait. Désormais, je vais être encore plus revanchard. Avoir été sorti du Tour de France par la petite porte, il n’y a pas pire que ça ! J’aurais préféré me blesser grièvement ! Mais ce que j’ai vécu, je ne le souhaite même pas à mon pire ennemi.

Avez-vous des contacts avec une nouvelle équipe ?
R. D.-G. : Non, car la décision de la Cour d’appel d’Aix vient à peine de tomber.

Envisagez-vous de disputer à nouveau le Tour de France ?
R. D.-G. : Bien sûr ! Comment ne plus vouloir courir cette course ! J’en ai été exclu de manière injuste. Pour moi, c’est légitime d’y revenir. Oui, j’y reviendrai un jour et avec des ambitions. Je ferai ça pour ma famille qui m’a toujours soutenu et c’est ensemble qu’on va revenir.

Vous allez devoir repartir quasiment de zéro en quelque sorte...
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